Financer un projet d'énergie renouvelable dans l'océan Indien

Un projet énergétique ne se finance pas comme une entreprise. Ce qui est examiné n'est pas le bilan du porteur, mais la solidité du contrat qui paiera l'électricité.

La confusion la plus coûteuse dans ce secteur tient en une phrase : un projet énergétique se finance en financement de projet, pas en financement d'entreprise. Le prêteur regarde les flux du projet lui-même et la qualité de son contrat de vente, pas la surface financière du promoteur. Un dossier présenté comme une levée de fonds de société - équipe, marché, vision, bilan - reçoit dans ce secteur un refus lent, ce qui est la forme la plus chère du refus.

L'ordre d'examen est presque toujours le même, et il n'est pas celui qu'on imagine. Vient d'abord l'accord d'achat : qui achète l'électricité, à quel prix, sur quelle durée, dans quelle devise, et qui supporte le risque de non-paiement. Viennent ensuite le foncier, les autorisations et le raccordement. La technologie et le constructeur arrivent en dernier. Un projet entièrement dimensionné mais sans acheteur engagé n'est pas finançable ; un accord d'achat solide avec une ingénierie préliminaire l'est presque toujours.

La devise n'est pas un détail technique mais un terme du financement. Des recettes en monnaie locale face à des équipements et une dette en euros ou en dollars constituent le décalage standard de la région, et la question - qui le supporte, à quel prix, sur quelle durée - se pose dès le premier échange. Un porteur qui ne l'a pas anticipée laisse l'autre partie la trancher.

Le financement arrive enfin par couches plutôt que d'un seul acteur : fonds de développement ou fonds propres pour la phase amont, dette senior d'une banque ou d'une institution de financement du développement pour la construction, garantie ou couverture de risque politique rendant parfois cette dette senior possible. L'annuaire enregistre quel type de société joue quelle couche, ce qui permet de solliciter le bon interlocuteur au bon stade. Les projets qui perdent le plus de temps sont ceux qui parlent à un prêteur senior avec un dossier de stade amont.

Ce que KAPEX ne fait pas

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Questions fréquentes

Faut-il un contrat d'achat signé avant de déposer un dossier ?
Pas pour déposer. Mais l'absence d'accord d'achat, même sous forme de lettre d'intention, est ce qui arrête le plus souvent l'instruction, et c'est le premier point que nos analystes regardent.
L'efficacité énergétique relève-t-elle du même circuit ?
Non, et c'est une bonne nouvelle. Autoconsommation, relamping, froid industriel ou solaire en toiture se financent le plus souvent en financement d'entreprise classique - crédit-bail, prêt à moyen terme, contrat de performance - avec des montants et des délais bien inférieurs.
Quels montants sont traités ?
La plateforme traite des dossiers d'environ 25 000 à 50 millions de dollars, au-delà au cas par cas. Chaque fiche indique la fourchette déclarée par la société.
KAPEX intervient-il dans la négociation ?
Non. Notre rôle s'arrête à l'examen et à la présentation. La négociation se déroule entre l'investisseur et vous, chacun avec ses propres conseils, et nous ne prenons aucune commission sur ce qui est levé.